Le «die-in» des contrôleurs de la SNCF contre l’insécurité
Ils refusent de se coucher sur leur sécurité. Faux sang, tee-shirts siglés d’un slogan «Je ne veux pas me faire tuer». Une trentaine de contrôleurs ont participé à un die-in, c’est-à-dire à une simulation de leur mort, lundi à 11h15, à l’arrivée d’un TGV en gare de Strasbourg. Derrière eux, une pancarte à destination des voyageurs: «Insultes, crachats, coups de poing ne doivent pas rester les risques du métier.» Sous couvert de leur droit de retrait depuis jeudi, ce que conteste la SNCF, les agents dénoncent une croissance de l’insécurité dans les TER Alsace ces derniers mois. Mercredi, l’un d’eux s’était fait frapper dans un train entre Bâle et Mulhouse.
Le trafic sera perturbé ce mardi
Au milieu des manifestants, Cindy raconte avoir été «agressée il y a trois ans dans un train sur la ligne Strasbourg-Sélestat. J’ai dû courir me réfugier dans une cabine. J’ai porté plainte, mais quand deux ans après j’ai réussi à connaître l’identité de mon agresseur, on m’a dit que l’affaire était classée.» Un peu plus loin, Morad, un autre contrôleur, explique «que quand ça devient chaud, on s’écarte et on appelle la police ferroviaire. Aujourd’hui, il faut faire quelque chose pour que la violence ne se banalise pas comme dans d’autres régions.»
Les contrôleurs en grève réclament l’embauche, au minimum, d’une cinquantaine d’agents supplémentaires ainsi que la présence systématique de personnels dans tous les trains. De nouvelles négociations avec la direction de la SNCF ayant échoué lundi, ils ont décidé de maintenir leur grève au moins jusqu’à 11h, ce mardi. Selon la SNCF, un train sur deux devrait circuler, aujourd’hui, sur la majorité des lignes au départ de Strasbourg.
Source: 20minutes.fr


à comprendre qu’on peut exprimer notre colère d’une façon civilisée